Motown
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© SeppH de Pixabay 

Culture / Zoom sur

Motown, l’histoire d’un mythe

Une soul pop luxueuse, d’innombrables standards, des artistes chevronnés : la réussite de ce label américain, né à l’aube des années 60 et qui a marqué l’histoire de la musique durant près de 50 ans, est éloquente. Redécouvrez quelques-uns des grands succès avec Émilie Hédou Trio, à Vaux-le-Pénil.

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Qui se cache derrière la Motown, cette usine à tubes née à Detroit ?

Un jeune boxeur poids plume, un soldat US engagé dans la guerre de Corée et le compositeur de Reet Petite. Un trio ? Pas tout à fait. Derrière ces trois pédigrées, Berry Gordy qui, en 1959, fonde son propre label, Tamla Motown. Celui-ci deviendra vite Motown, contraction de Motor Town, la ville des moteurs, en référence à Detroit, la capitale de l’automobile. Un an plus tard, Shop around, interprétée par le groupe vocal The Miracles, cartonne en tête des hit-parades rhythm and blues (R&B) et pop. L’histoire ne fait que commencer. 

The Miracles - Shop Around

De Michael Jackson à Marvin Gaye 

Une musique soul mâtinée de pop, un chant et des claquements de mains inspirés du gospel, telle est le cocktail imaginé par Berry Gordy pour séduire le public blanc. Ces chansons de soul et de R&B, plus accessibles que celles de labels concurrents, façonnent son succès populaire. Michael Jackson & The Jackson Five, Diana Ross & The Supremes, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Pointer Sisters et The Temptations ont tous émergé au sein de la Motown. 

Four Tops vs Temptations (Motown Live Show)

Une nouvelle identité

Pourtant, à cette époque, la ségrégation et les émeutes raciales, dont celle de Detroit en 1967, marquent les esprits. Dans ce contexte, la Motown représente l’irrésistible ascension de la confiance afro-américaine. Ses artistes apparaissent de plus en plus régulièrement dans des shows télévisés comme le Ed Sullivan Show. Berry Gordy ne néglige rien. L’allure, le style, la manière de danser et de bouger cultivent une nouvelle identité glamour, incarnée par le groupe féminin The Supremes ou le quintet The Temptations. Le public est séduit. Martin Luther King, qui menait alors son combat pour les droits civiques, aurait d’ailleurs dit à Berry Gordy que la Motown " était responsable de l’intégration émotionnelle avant l’intégration intellectuelle " des noirs américains. 

Grâce aux vieux vinyles de son père, Émilie Hédou s’est imprégnée de cette culture musicale, en créant un univers qu’elle vous fera découvrir, avec son groupe, le jeudi 23 septembre (19h30) à la Ferme des Jeux, à Vaux-le-Pénil

Par Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit)

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